Le fait que je vive de l’autre côté du globe ne vous étonnera pas. Moi ça continue à m’étonner au jour le jour de par certaines caractéristiques de la Colombie. Ainsi je me suis habituée à voir partout des échoppes de “perro caliente” (=chien chaud = nos hot dogs). On ne les mange pas comme au Chili avec de la choucroute et de l’avocat mais ils restent bons. Au rayon culinaire toujours, on notera l’humour des enseignes colombiennes: chez Marco Pollo on trouvera du poulet (=pollo) sous toutes ses formes, et chez Peter Pan du pain (=pan). Sur les étalages de ce dernier on trouvera même des “croassan”, les mêmes que chez nous mais au fromage. Et lorsqu’en Colombie on vous propose un “tinto” sachez que ce n’est pas du vin rouge comme dans les autres pays d’Amérique du sud, mais du café. Imaginez ma décéption! Ce qui me fait encore et toujours rire ce sont les dos d’âne que l’on appelle des “policia acostado” (=policier couché) parce que dixit un colombien: ça fait s’arrêter!
Et puis je me dois de parler de tout ce “cariño” oral. C’est-à-dire que chaque conversation avec n’importe quel inconnu sera ponctuée de “mi amor”, “corazón”, “mi vida”, “linda”, “papi”, “nena”, “mi reina”, enfin toute sorte de sobriquets affectueux. Et puis quand les bus sont pleins, soit on se lève pour céder la place à un plus vieux, à quelqu’un qui porte un enfant, ou bien on prend sur ses genoux le paquet ou l’enfant qui “encombre” les bras de la personne debout.
Ça fait donc maintenant un mois que nous sommes à Carthagène, la ville la plus chère du pays vu le luxe touristique qu’on y voit au centre, à Bocagrande et à la Boquilla. Bien que le centre historique soit très joli, on n’y met pratiquement pas les pieds. Le reste de la ville est agréable et notre appartement dans une résidence avec piscine est fort sympathique. Nous avons quitté notre premier foyer chez une famille dont les réveils matinaux par leur petite fille n’étaient pas indispensables. Nous allions de désillusions en mal être chez William, surtout après qu’il se soit frité avec sa charmante femme. C’est-à-dire que les dégats du sapin dépecé, de la télé en morceaux et des griffures au visage de William nous ont fait déguerpir. Le fait qu’il ait aussi voulu nous casser la gueule nous laisse à croire qu l’on est bien mieux avec Adriana y Rosa nos colocataires actuelles. Et puis être chez soi c’est bien agréable après tout ce temps passé à squatter les autres! La recherche de boulot continue, on a quelques pistes et on se laisse le mois de janvier avant de lancer les invitations pour venir nous rendre visite.
P.S: Je tiens à vous remercier très chaleureusement pour vos visites sur mon blog peu souvent mis à jour. Ça me fait plaisir et ça m’anime à raconter, à partager.
P.S 2: Ah et si quelqu’un sait comment marche la téléportation qu’il me tienne au courant, je pourrais ainsi ramener une boule de neige pour refroidir un peu la piscine!


Un petit Bonjour de la Sibérie…
Euh de La France… Disculpa lol
C’est que le temps prète à la confusion ici.
Et oui, pendant que certains profitent de leur piscine (grrrrr!), d’autres apprécient les joies d’un hiver précoce.
Enfin bon… j’espère que tout se passe bien.
Moi aussi je recherche toujours un boulot.
J’ai quelques pistes.
Verdict à la fin du mois…
A bientôt
Biz
Isma
Ps : Pour ton info, en France aussi on utlise l’expression de “Gendrame couché” pour parler d’un dos d’âne.
quelle forme ! beaucoup ri ! reviens vite
Bonjour, serait il possible de te contacter…
Je découvre avec plaisir ton blog (plus trop actif :D) de la part de Lucie ta cousine si je ne me trompe pas, on a fait le même master cette année.
Et j’aurai deux questions à te poser, si tu veux bien m’envoyer un mail rapidement :) pour papoter.
Merci beaucoup